samedi 21 octobre 2017

Dark Net

Auteur : Benjamin Percy
Éditeur : Super 8 Editions
Parution FR : 07/09/2017
ISBN : 2370560967 
Pages : 400

Fermez toutes vos fenêtres !
Le Dark Net, vous connaissez ? Sous les fondations du réseau, un second Internet prospère : un eldorado sulfureux où rien n'est impossible et où on trouve de tout - drogues, armes à feu, instructions terroristes, etc.
Mais aujourd'hui, les forces obscures s'assemblent dans ces profondeurs. Des démons qui menacent d'envahir notre mon physique en "hackant" les esprit des utilisateurs pour les transformer en tueurs psychotiques.
Pour les arrêter, quatre personnages que rien ne destinait à se rencontrer : Hannah, une jeune aveugle de 12 ans ayant récemment recouvré la vue (mais pas seulement) grâce à une prothèse futuriste ; Mike Juniper, un ancien évangéliste qui combat ses propres démons et veille, dans le sous-sol de son refuge pour sans-abri, sur un impressionnant arsenal d'armes à feu ; Derek, un hacker aux allures d'Anonymous qui entend faire régner la justice au sein du réseau ; et Lela, une journaliste technophobe persuadée d'être tombée sur une histoire que personne ne veut entendre.

Bientôt, les portes de l'enfer vont s'ouvrir. Sont-ils prêts ?

Mon avis :

Nouveauté de la rentrée littéraire 2017, Dark net a été un ovni parmi ma sélection de roman à lire, consacrer à cette rentrée. Un résumé alternant, entre le fantastique et le thriller, des protagonistes assez hétéroclites et une promesse de démons arrivés sur terre pour posséder des hommes  via la technologie. J'avais des attentes assez précises à la lecture de ce résumé sur ce que je pensais lire et à vrai dire cela a été une surprise, mais qui n'était pas forcément positive.

Tout commence avec Hannah, jeune collégienne de douze ans, atteinte d'une rétinite pigmentaire, c'est aveugle qu'elle décide de tester l'oculus nouvelle prothèse visuelle, lui permettant de recouvrer la vue. Tout fonctionne, et là le changement s'opère avec le chapitre suivant, nous découvrons Lela, tante d'Hannah, technophobe et journaliste incompatible mais vrai, elle se retrouve sur une enquête dangereuse et destructrice. Nous découvrons ensuite rapidement un  hacker et ensuite un homme tenant un refuge pour sans-abri, tout s'enchaîne rapidement entre les différents protagonistes dès les premiers chapitres sans réelles connexions, ni intrigue principale.

C'est en eaux troubles que l'on navigue de chapitres en chapitres, un contexte fantastique, de démons et de molosses envoyé par satan bien vite mis en avant, amener de façon brusque et peu convainquant. Des moments alternant thriller haletant et scènes d’occultisme et de religion quelques peut ennuyeuse, m'auront perdus dans le style de l'auteur, des phrases courtes mais incisifs, peut de dialogues mais beaucoup de description, un style particulier que je n'ai encore jamais vue auparavant. C'est assez paradoxale car j'ai aimé lire cette oeuvre, mais le style et les choix faits par l'auteur ne m'on dans l'ensemble pas convaincus. Il décide de nous faire découvrir certain personnages, vite oubliée pendant une centaine de pages, pour les voir apparaître comme par magie en plein milieu de l'intrigue. Cela m'a donné l'impression d'une intrigue confuse, relatant différents fait que l'auteur veut relier vers le milieu du roman pour nous amener vers une fin haletante et réellement réussis. 

Il est tout de même dommage d'avoir beaucoup de difficulté à lire une première partie de roman et d'avoir une seconde partie intelligente et intéressante qui donne une sensation en demi-teinte. Car dans ce roman, outre le fait qu'il y a un mauvais dosage entre thriller et fantastique, il y a aussi les personnages soit géniaux soit tout le contraire. J'ai trouvé un manque d'intérêt pour le personnage de Lela, malgré l'intelligence de l'avoir fait Technopobe, ce qui donne lieu à de vraies scènes cocasses intéressantes, je l'es trouver antipathique et froide. À la limite de la caricature. Par contre, Hannah est un personnage intrigant, son don et son caractère lui donnent beaucoup de profondeur, malgré un manque de crédibilité pour certaines scènes et pour l'aspect mental, c'est choix et c'est penser m'aura fait penser à une adolescente de dix-huit ans plutôt qu'une jeune fille de douze ans.

Mais il faut l'avouer malgré tout les défauts citer plus haut, il y a de vrais points positifs. Une intrigue en lien avec le dark net innovante et surprenante. Un choix de fantastique relié à ce sombre côté de l'Internet qui donne lieu à des scènes horrifiques et sanglantes. Une dose d'horreur maîtrisée que j'ai adoré découvrir vers la fin de l'oeuvre. Des scènes apocalyptiques décrites de façon  immersive. Une fin haletante qui nous plonge dans le monde du dark net. J'ai eu quelques difficultés à lire les deux cents premières pages, mais les deux cents dernières ont été lues à une vitesse folle. Les pages tournaient toutes seules et c'est d'une traite que la deuxième moitié du roman a été terminée.

Une lecture en demi-teinte. Un style particulier que je n'ai pas apprécié outre mesure, mais une atmosphère parfaite et immersives qui donnent lieu à de réelles sueurs froides. Idéal pour la période de halloween.

Je tiens à remercier La plate-forme Netgalley ainsi que la maison d'édition super-8 pour leur confiance.

mardi 17 octobre 2017

Contes traditionnels de Bretagne

Auteur : Tristan Pichard
Éditeur : Locus Solus
Parution FR : 01/01/2013
ISBN : 2368340076 
Pages : 154

Ce recueil contient 12 contes bretons très connus (Le trésor des korrigans, La Ville d'Ys, Les oreilles du roi Marc'h, Les deux bossus, La poire d'or, La Bag-Noz, Le manche de la Rozell, La nuit des pierres levées, Trémeur ou l'homme sans tête, etc.), issus de la tradition des collectages anciens, réécrits en style contemporain, divertissant et accessible.

Mon avis :

Un recueil de douze contes bretons remit au goût du jour par l'auteur Tristan Pichard, avec des mots d'aujourd'hui, des points de vue différents de l'original pour certaines petites histoires. Un vrai travail et un bonheur de lecture.

Depuis toute petite, je suis fasciné par les légendes bretonnes, étant ma région natale, j'ai été dans une école primaire où l'on nous contait les légendes des petites villes du Morbihan aux alentours de chez nous. J'ai découvert certaine par le biais d'une sortie scolaire, nous avions aussi des livres de contes à notre disposition, j'ai donc été baignée dans cet univers de Korrigan et de fée Morgane depuis toute petite.

Certaines sont plus connues que d'autres comme La légende du roi Marc'h, que j'avais découvert du point de vue du roi, or dans ce recueil l'auteur à pris la liberté de la raconter du point de vue du barbier du roi. Des libertés qui donnent un œil nouveau et une histoire originale. Ma préférence de toute va pour la nuit des pierres levées. L'ensemble des contes bretons prône le respect d'autrui, la cupidité qui peut être rachetée par un don de soi ou une bonne action. la malveillance qui perdra toujours face à la bienveillance.

C'est un vrai plaisir de lecture, un recueil à avoir et à lire et faire découvrir.

lundi 16 octobre 2017

Un astronaute en Bohême

Auteur : Jaroslav Kalfar
Éditeur : Calmann-Lévy
Parution FR : 16/08/2017
ISBN : 2702160115
Pages : 360

" La Terre était maintenant un point brillant dans les profondeurs des cieux, un foyer réduit à une unité de ponctuation."
Jakub est un astrophysicien missionné par la République tchèque pour partir dans l’espace analyser un inquiétant nuage qui recouvre Vénus. À la veille de son départ et alors que des hordes de caméras le suivent partout, Jakub n’a qu’une hâte, se retrouver enfin seul. Cependant, au bout de treize semaines de voyage, il apprend par écran interposé que sa femme Lenka le quitte. Esseulé au milieu des étoiles, Jakub est aussitôt pris d’une terrible crise d’identité, qui le conduit à revisiter son passé : son père lié au Parti communiste et jugé bourreau suite à la révolution de Velours, le décès accidentel de ses parents, son départ de Prague pour être élevé par ses grands-parents, puis plus tard, son coup de foudre pour Lenka. Jakub remet soudain tout le sens de sa vie, et de l’humanité entière, en question. Plus Vénus approche, moins il s’en soucie car sa vraie mission devient la reconquête de son épouse, à des années-lumière de lui.

Mon avis :

Un premier roman toute en poésie qui nous plonge dans les étoiles, au côté de Jakub astronaute de la République tchèque. Nous sommes plongés dans une histoire entre rêves, souvenirs et dures réalités de l'instant présent. Une alternance de moment de vie, un plaisir de découverte et surtout une remise en question totale.

Ce roman nous conte l'histoire de Jakub astrophysicien qui est missionné pour partir collecter de la poussière gravitant autour de la planète Vénus. Ce nuage inquiète la planète entière et c'est la République tchèque qui décide de faire le premier pas et d'envoyer un homme sur Vénus. Ce long voyage va permettre à Jakub de repenser à son passé, ce qui l'a conduit dans cette fusée, et suite à un message de l'un de ses collègues quelques mois après son départ, lui expliquant que sa femme le quitte, ce sont tous son monde qui se retrouve chamboulé. Les questions arrivent de même qu'une étrange créature, chose qui lui vole son nutella et qui lui parle directement dans son cerveau. Jakub se perd entre réalités et souvenirs jusqu’à l'arrivée de la fusée aux alentours de Vénus.


C'est avec un mélange de plusieurs genres que monsieur Jaroslav Kalfar nous livre son premier roman, de la science-fiction avec une conquête de l'espace et des recherches scientifiques et un soupçon de vie extraterrestre, ainsi que des passages historiques avec des explications sur le passé de son pays et les grand moments qui lui son lié, son père, bourreau au service du parti communiste, la  révolution de velours et les conséquences de cette dernière sur sa vie et celle de ses parents et grands-parents. Nous avons le droit à des souvenirs de sa vie que ce soit de son enfance comme de sa vie d'adulte, sa rencontre avec Lenka qui deviendra par la suite sa femme, son parcours pour devenir astrophysicien et astronaute. Tout y est conté de façon poétique et juste. Alternant entre moment doux, de joie et des moments difficiles et d'une grande tristesse, l'auteur arrive à nous livrer les grands moments historiques de ce pays de façon percutante, ce qui rend le personnage de Jakub si attachant et émouvant. On vit avec lui, on navigue dans ses souvenirs avec délectation et déchirement en fonction du moment.

On arrive tout de même à un moment du livre, ou certaines scènes deviennent loufoques et complètement irréelles, voire impossibles. Bien que le côté extraterrestre m'a conquis tout de suite et ma direct convaincu de sa réalité, j'ai trouvé la partie post-arrivé près de Vénus bien trop tirer par les cheveux, trop de moments irréel mais malgré tout poétique.

J'ai eu beaucoup de plaisir à lire les questionnements de Jakub, sur sa vie, sur le systèmes mis en place dans son pays, sa façon de voir l'amour et la vie. Sa remise en question que ce soit personnel comme culturel. Les rencontres qui l'auront changé à jamais et moi aussi par la même occasion. C'est un roman proche de la perfection pour m'à part qui m'aura permise de voyager auprès d'un astronaute de bohème. Une ode à la vie, un vrai régal de lecture.

Je tiens à remercier Netgalley et la maison d'édition Calmann-Lévy pour leur confiance et pour cette sublime découverte.

vendredi 13 octobre 2017

Le Donjon de Naheulbeuk (Romans), tome 1 : La couette de l'oubli

Auteur : John Lang
Éditeur : Octobre
Parution FR : 07/10/2009
ISBN : 2290014524
Pages : 313


Jouez hautbois, résonnez trompettes, les héros du Donjon de Naheulbeuk reprennent du service ! Ils se croyaient sortis d'affaire après avoir rempli leur contrat...

que nenni ! En rapportant à leur commanditaire, le sorcier Gontran Théogal, la douzième statuette de Gladeulfeurha, ils ont œuvré à leur insu pour l'avènement de Dlul, le dieu du sommeil et de l'ennui, qui menace d'engloutir le monde dans la Grande Couette de l'Oubli Éternel. Il va bien falloir que quelqu'un s'y colle, mais entre les guerres de religion qui agitent les terres de Fhang, les objectifs incertains des Oracles et le déplorable humour nain, ça s'annonce compliqué !

Mon avis :

Le Donjon de Naheulbeuk est à la base une aventure en format MP3 que je n'ai pas encore pris le temps de découvrir. Je voulais me lancer dans cette aventure avec ce premier roman, ayant lu sur le livre, tome 1 je me suis dit que ce devait être le début de leurs aventures, à vrai dire, je n'ai pas cherché plus que cela le jour de l'achat étant en brocante.

Bien évidemment ce roman n'est en aucun cas le début de leurs aventures et je me suis finalement fait avoir en ne comprenant pas tous les enjeux et les aboutissent de leurs quêtes passées. J'ai donc mis beaucoup de temps à entrer dans l'univers de cette troupe hétéroclite et quelques peux bêta. Le style de l'auteur est très spécial, nous sommes ici plongé dans un univers de jeux de rôle, avec différents types de personnages et des niveaux en fonction de leur quête et de leur courage au combat. Loin de mon univers n'ayant jamais joué à des jeux de rôle, malgré tout il s'agit de Fantasy et c'est de loin mon genre de lecture préféré. C'est ce qui a sauvé le roman d'un potentiel abandon. J'ai eu tellement de mal à entrer dans l'histoire que j'ai finalement terminé ce roman en plus d'un mois, chose inhabituelle pour m'à part.

Nous commençons donc une aventure épique avec une troupe étrange et quelques peut limiter en intelligence. J'ai adoré découvrir les penser de chacun des personnages que je trouve hilarants dans l'ensemble. Leur manque de chance n'aidant pas ils se retrouve dans des situations toute plus loufoques et dangereuses les unes que les autres. Ayant dérobé une statuette, cette troupe a donc pour mission de la rapporter au sorcier Gontran Théogal, or il ne se doute pas que toute cette histoire est une supercherie pour engloutir leurs mondes dans la couette de l'oubli et dans un sommeil profond. Bien que doter de scènes hilarantes, ce fût sans enthousiasme que j'ai lu ce roman de Fantasy. Je ne compte donc pas la continuer malgré le potentiel hilarant de cette saga. et son côté loufoques que j'ai beaucoup apprécié.

mercredi 11 octobre 2017

Death's Choice Tome 2

Auteur : G.O.
Tatsuhiko
Chihiro
Éditeur : Kana
Parution FR : 07/07/2017
ISBN : 2505067236
Pages : 242


Le sordide vote de popularité se poursuit au sein de la classe 2-A. Les élèves seraient prêts à sacrifier n'importe qui pour survivre ! Par ailleurs, le mystérieux « maître des votes » semble ne pas en être à son coup d'essai... Pourtant, un terrible fardeau repose sur les épaules de Shûsuke : c'est maintenant à lui de décider lequel de ses camarades devra vivre et lequel devra mourir...

Mon avis :

Le Survival est un genre que je n’apprécie pas outre mesure. Je n'ai jamais été fan de film ou de livre relatant des faits gores, j'avais été intriguée par le résumé du premier tome de Death's Choice et ma lecture avait finalement été une déception. L'intrigue se terminant en trois tomes, je me suis tout de même décidé à avancer dans ce manga.

Je ne suis toujours pas fan du coup de crayon, bien que les personnages soient bien dessinés, je trouve, le trait quelques peut grossier. Par contre, j'adore la couverture de ce deuxième tome, les nuances de couleurs avec la dominante rouge sur fond gris. On comprend facilement dans quoi nous mettons les pieds. Et j'ai été surprise de la tournure des scènes pour cette suite. Les élèves commencent réellement à parler de stratégie et, finalement, les morts diminuent. J'ai trouvé ce coté stratégique intéressant et plus palpitant en ce qui concerne le choix des morts. Le fait qu'il ne reste plus grand monde dans la classe permet au mangaka de consacrer plus de temps à certains personnages, c'est donc plus travailler et rechercher sur le fond ainsi que sur la forme.

J'ai donc été surprise d'apprécier ce deuxième tome bien plus que le précédent. J'attends donc la conclusion de cette histoire au tournant.

mardi 10 octobre 2017

Princesse Sara, tome 10 : La guerre des automates

Auteur : Audrey Alwett
Marina Duclos
Éditeur : Soleil
Parution FR : 20/09/2017
ISBN : 2302063880 
Pages : 48


Sara s'apprête à entrer au prestigieux Club des Automates. L'examen en est redoutable, il lui faut néanmoins le réussir si elle veut poursuivre son éclatante carrière. Toutefois, Sara n'a pas conscience du panier de crabes dans lequel elle est tombée. 

Alors que James tente désespérément de la demander en mariage, elle s'enlise de plus en plus dans le piège qui lui est tendu... et qui pourrait bien lui coûter la vie.

Mon avis :

Princesse Sara fait partie de c'est rare bande dessinée que je suis avec assiduité, c'est avec émerveillement que je me plonge dans les nouveaux tomes de cette saga et la guerre des automates n'a pas dérogé à la règle. C'est un bonheur qui est toujours bien trop court.

Nous retrouvons Sara qui décide de tenter une nouvelle aventure, entrer dans le célèbre club des automates. Bien que l'entrée dans ce club fut difficile Sara réussie tout de même l’examen de sélection, un nouveau monde s'ouvre à elle et de nouvelles possibilités de développement d'automates. Enfin, c'est ce qu'elle pensait, car en réalité elle est tombée dans un nid de vipères tous plus corrompus les uns que les autres. Humiliée, traitée comme une servante, elle devra se battre pour trouver véritablement sa place.

Un nouveau tournent et de nouvelles aventures commencent avec ce tome, j'ai été quelques peux surprise au début, mais m'y suis faite rapidement. Un schéma se reproduit comme pour le premier tome de la saga, Sara devient la femme de ménage du club et cela rappelle les tourments connus dans sa jeunesse à l'orphelinat, bien que voulu par l'autrice, je n'ai pas réellement compris le besoin  de la rabaisser et de consacrer tant de temps de l'intrigue à ce point, j'aurais préféré un peut plus, de détails sur la préparation de son automate par exemple, voir des scènes où son talent est mis en lumière. Du côté personnel, James est bien présent, avec des scènes romantiques ainsi que quelques scènes d'action, j'adore ce personnage malgré le côté redondant de sa demande en mariage avortée. Mais les points négatifs sont tellement moindres face à cette passion pour l'univers de Sara et l'adoration que je porte à l'ensemble des personnages.

C'est une nouvelle fois du pur bonheur pour les mirettes, des planches plus belles, les unes que les autres, un travail colossal sur les robes et les détails. C'est toujours un émerveillement que de lire les œuvres d'Audrey Alwett et de Marina Duclos. Des questionnements importants interviennent dans l'intrigue et rendent le contexte plus sérieux et surtout plus dangereux, Sara est entrés dans le monde des adultes, des gens assoiffés de pouvoir et de domination. Un tournent sombre et inquiétant qui nous laisse sur un final qui promet de l'action en veux-tu en voilà pour la suite. Et une suite que j'attend avec grande impatience.

Une saga de bande dessinée que je recommande chaudement.

dimanche 8 octobre 2017

L'île de Peter

Auteur : Alex Nicolavitch
Éditeur : Les moutons électriques
Parution FR : 04/05/2017
ISBN : 2818941644 
Pages : 219

« Tout bien considéré, vous avez eu de la chance dans votre malheur. Vous avez échoué sur cette île-ci, et pas sur celle où les enfants se transforment en ânes, ni celle où les marins deviennent des cochons. Y avez-vous pensé à ça, capitaine ? » Qui est ce vieux marin qui traîne sa dégaine dans les rues de l'East Village à la recherche d'herbes médicinales très particulières et pourquoi Joab, le caïd du quartier, cherche-t-il sa piste dans des vapeurs narcotiques ? Ce sont ces questions auxquelles devra répondre Wednesday, policière à New York, alors qu'elle se retrouve exilée sur une île tropicale étrange et pourtant familière...

Mon avis :

Un livre de pur fantasy que j'ai adoré dévorer. Grande fan de l'univers de Peter Pan depuis toute petite, le disney est de loin mon préféré de tous, c'était une évidence que de lire ce roman de la maison d'édition des moutons électriques. Première lecture et un vrai succès pour l'auteur Alex Nicolavitch ainsi que pour la maison d'édition.

On est plongé dans l'univers de Neverland, par le biais de Mouche, nous arrivons sur le port de New York, de boutique en boutique, nous découvrons les changements opérés pendant des années d’exil au pays imaginaire. Par de malencontreuses circonstances, le caïd de New York Joab ainsi que Wednesday ou Wendy pour les intimes sont envoyés sur l'île de Neverland. Commence une chasse à l'homme et un combat pour retrouver la civilisation. Wendy et Joab vont donc rencontrer Crochet, la fée clochette, les Indiens, le crocodile et Peter, chacun plus ou moins différent de l'univers créé par J. M. Barrie. Car depuis le passage de monsieur Barrie sur Neverland, il s'est passé plusieurs années qui auront changé à jamais certains de nos héros préférés.

Car tout est lié dans cet univers de fantasy, le réel et le surnaturel. C'est original et complètement innovant de la part de l'auteur. Il nous fait découvrir le côté sombre de l'oeuvre de M Barrie. En aucun cas, un pal ne copie, tout y est revisité, il nous donne des réponses à des questions que l'on pourrait se poser sur l'oeuvre originale, pourquoi et comment Peter est arrivé sur l'île imaginaire, Pourquoi crochet ne peut-il pas la quitter ? Chaque question a sa réponse et le tout est d'une grande originalité. Bien que ce roman soit court, nous sommes plongés dans une intrigue passionnante où il ce passe bon nombre d'aventures. Presque tous les personnages ont leurs moments de gloire et une identité propre, on en apprend sur chacun malgré le peu de pages. Le réel et l'imaginaire sont donc mélangés parfaitement, nous découvrons que crochet connaissait Barbe Noire, que Peter n'est pas celui que l'on pourrait croire, d'ailleurs le titre L'île de Peter prend tout son sens lorsque nous découvrons la fin de l'histoire. Pourquoi l'auteur n'y a t'il pas rajouté le Pan.

Le roman est mené du début à la fin presque à la perfection et nous permet de passer un agréable moment en compagnie de Wendy et Mouche. Si vous adorez l'univers de Peter Pan et si vous, vous poser des questions sur Neverland n'hésitez pas et lisez ce roman, vous ne serez en aucun cas déçus.

samedi 7 octobre 2017

Le blog de Nina

Auteur : Béka
Grégoire Mabire
Éditeur : Bamboo Editions
Parution FR : 31/05/2017
ISBN : 2818941644 
Pages : 48

L’été de ses 10 ans, Nina quitte Paris pour vivre à la campagne avec ses parents. Il pleut, il n’y a que des moutons, des champs et des arbres autour de chez elle et surtout elle ne connaît personne. Nina ouvre alors un blog sur internet, qui lui permet de rester en contact avec ses amis parisiens. La rentrée arrive et rien ne change, Nina est toujours aussi seule… Mais un jour, Charlotte, une fille de sa classe, lui envoie un message sur son blog… 

Mon avis :

Le blog de Nina est une bande dessinée pour jeunes filles, ressemblant pour certains points à la célèbre saga de bd Lou dont je suis une grande fan. Pour celle-ci c'est aussi une réussite, malgré quelques clichés, c'est avec bonheur que nous découvrons Nina à travers son blog.

La couverture avec ces couleurs girly et ces motifs m'a conquis au premier regard, il était sûr que je craquerais sur cette bande dessinée un jour ou l'autre. C'est donc avec peu d'attente mais l'envie de passé un agréable moment que j'ai commencé cette lecture. Tout d'abord, les tons et le graphisme m'à tout de suite plus, c'est  ce que j'aime dans ce genre de bd jeunesse touchant un public de petite fille. C'est édulcoré et mignon.

On découvre au travers des planches la vie de Nina jeune fille parisienne quittant la grande ville pour aller vivre avec ses parents à la campagne. Choix qu'elle n'accepte pas et qui la rend triste, perdre ses amies, vivre dans un endroit couper de tout, remplis de verdure et d'un surplus de couleur verte. C'est dans un nouveau monde qu'elle commence sa nouvelle vie, une école petite avec peu d'élèves, ou elle n'arrive pas à se faire des amies. Des parents peu présents pour elle, et un manque cruel de son ancienne vie. Elle va donc décider de créer un blog pour y raconter ces états d'âme et surtout garder le contact avec sa bande d'amies.

Les thèmes abordés sont touchants et d'une réalité sincère pour bon nombre d'enfants dont les parents décident de quitter les grandes villes pour aller vivre à la campagne, cela peut donc toucher un grand nombre d'enfants et pas que des petites filles. La mise en lumière d'une enfant triste et perdue dans un nouvel environnement, sa façon de voir les chose. Tout y est fait pour s'attacher à Nina. Malgré tout j'ai été sceptique sur le côté blog ou je raconte ma vie et celle d'autrui. En fonction de son âge, j'ai trouvé cela inapproprié, trop jeune pour comprendre les conséquences et bien trop idylliques pour les jeunes qui lisent cette bande dessinée. Bien que cela aille avec notre époque, je trouve que dix ans est bien trop jeunes pour naviguer et raconter sa vie sur Internet. Tout y est trop rose , trop vie parfaite.

Pour ce qui est des clichés campagne/villes, nous avons le droit à toute la panoplie, mais cela reste nécessaires pour comprendre les changements de comportement de Nina au fil des semaines passé dans cette nouvelle ville. Bien que les péripéties restent vu et revu cela n'entache pas la lecture.

J'ai passé un agréable moment avec Nina malgré quelques défauts et clichés, cela reste une bande dessinée mignonne et pleine de vie, un moment de détente et un véritable plaisir de lecture.

Challenge au fil des saisons : Session Eté 2017 Bilan


Ce challenge consiste au fil des saisons à choisir parmi nos Pal des livres en rapport avec les thèmes donner. Nous voici donc à la session de l'été 2017 qui c'est dérouler du 21 Juin au 22 Septembre.

1 - Lire un livre de + de 400 pages : Caraval (Non lu)

2 - Lire un livre sortie pendant l'été 2017 : Calendar Girl Juillet

3 - Achète ou emprunte un livre : Hortense

4 - Pioche dans ta jar : Le donjon de Naheulbeurk (En cours)

5 - Lire un livre Jaune : 13 à table 2016

Trois livres lu sur cinq, une bonne moyenne. Je n'ai pas réussi à trouver la motivation à lire Caraval, trop de tapage et de pub autour de ce livre m'a refroidi. Pour le donjon de Naheulbeurk, il s'agit d'une lecture difficile que je traîne depuis maintenant plus d'un mois.

J'ai commencé ce challenge avec la lecture de Calendar Girl Juillet que je n'ai pas continuée après, par manque de motivation et d'envie. J'ai apprécié ce mois-ci, mais commence à trouver de l'ennuie et une redondance au récit.

Pour Hortense, cette lecture a été vraiment captivante, l'auteur aura réussi à me tenir en haleine sur toute la durée du récit et avec cette fin percutante, cela a été une superbe lecture.

13 à table à été une découverte, j'ai commencé avec le tout premier recueil pour ensuite lire celui de 2016. Des nouvelles dans l'ensemble sympathique à lire et intéressante. Des auteurs découverts grâce à cette lecture.

vendredi 6 octobre 2017

ô vous, sœurs humaines

Auteur : Mélanie Chappuis
Éditeur : Slatkine et cie
Parution FR : 24/08/2017
ISBN : 2889440397
Pages : 128


Le récit des féminités Des femmes, rien que des femmes, dépeintes dans toute l’étendue de leur beauté, de leur singularité, de leur désir, de leur jalousie, de leur colère… voilà cette féminité presque universelle que nous raconte Mélanie Chappuis. Qu’elle nous décrit jusque dans les moindres détails, mettant sa plume acérée, parfois légère, parfois militante, parfois cynique au service de celles qu’elle appelle volontiers ses sœurs. Ce petit bonbon littéraire à la fois doux et piquant se dévore avec plaisir… et on en redemande !

Mon avis :

Recueil reçut de la part de la maison d'édition Slatkine et Cie par le biais d'un concours sur Instagram, n'étant pas une grande adepte de ce genre et ayant lu uniquement que de bonnes critiques, j'avais donc hâte de découvrir la plume de Mélanie Chappuis. Et c'est déçu que je suis ressorti de cette lecture.

Ce petit recueil propose, au travers de nouvelles, de plonger dans l’intimité des femmes, il regroupe quarante portraits, à la fois détestables, admirables ou tout simplement touchants, elle ne laisse pas le lecteur indifférent. C'est avec une plume acérée et percutante qu'elle nous montre toutes les palettes d'émotions que possèdent les femmes d'aujourd’hui.

Malheureusement, l'autrice commence son récit avec des nouvelles, d'une mesquinerie, d'une bassesse à pleurer, toute choquante, que ce soit la vendeuse de magazines jalouse, le mari qui ose dire à sa femme ", tu verras un jour, tu seras jalouse de ta fille" quel homme venant de voir sa femme mettre au monde leur enfant oserait dire cela ? J'ai trouvé dans l’ensemble les nouvelles tristes, mesquines, cruelles et d'un niveau très bas.

Celles prônant la bonté féminine ne m'auront pas touché autant que le côté négatif. Et c'est donc avec une sensation négative que j'ai débuté la partie touchante, celle qui normalement devrait donner le sourire. Je pense avoir été profondément touché par le côté négatif, moi qui suis très émotive et pacifiste, je n'ai pas compris cette haine et ce mépris cruel, alors quand la beauté des mots et des émotions est intervenue dans le roman, je n'étais pas émotionnellement prête à le recevoir. Je suis donc passé totalement à côté. Et n'est gardé en mémoire que le négatif de ce voyage à travers les émotions.

J'ai tout de même apprécié le choix de la couverture avec cette sublime toile de Gauguin.